mar
01
2011
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Cuir de Cordoue, c’était serieux

Suivant les règlements du métiers des Guadamacileros, à Séville en 1502, il était exigé que la peau soit du Basane (peau de mouton), provenant d’un animal fraîchement tué et non mort d’une maladie, ni provenant d’une brebis trop jeune. La prescription fut la même à Barcelone en 1539, où l’application de feuille d’étain était interdite et également à Cordoue en 1567.

Et un fauteuil en cuir de haut vol

Et un fauteuil en cuir de haut vol

Seule la feuille d’argent était autorisée ; la feuille d’or fut bien plus tardive. La couleur de l’or était obtenue par un savant mélange de pigments et d’un vernis particulier. La dimension des cuirs de Cordoue était fixée à la taille maximale de 75 cm sur 65 cm.

Il faut préciser qu’à cette époque, quiconque n’aurait respecté ces règles aurait été condamné à mort…

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fév
26
2011
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Fabriquer un cuir de cordoue

Comment les cuirs étaient-ils réalisés?

Une peau de mouton (basane) était immergée dans de l’eau, battue sur une pierre et essuyée. Ensuite le cuir était installé sur une pierre polie de plus grande taille que la peau.
Puis la peau était tirée et essuyée de nouveau. C’est alors qu’elle était enduite à la main d’une colle particulière.

Un paravent superbe en cuir de cordoue

Un paravent superbe en cuir de cordoue

La feuille d’argent était alors mise en place pour coller avec la peau et de nouveau essuyée. Enfin la peau était clouée sur une table de bois et laissée à sécher.
Après séchage, un brunissoir servait au brunissage de l’argent fixé sur la peau. Après toutes ces étapes, la peau était humidifiée et placée sous une presse avec une planche de bois gravée de motifs, qui était encrée avec du sandaraque et du noir de fumée.
Ensuite, le motif était complété par des peintures à l’huile (qui ne sont pas à confondre avec le procédé de l’huile siccative).

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fév
22
2011
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Le cuir de Cordoue

Le cuir de Cordoue, également nommé Guadamacile, est un cuir d’apparence doré, de couleur et ayant un aspect de cuir repoussé (en relief).

fauteuil en cuir de cordoue

fauteuil en cuir de cordoue

Historiquement, les cuirs de Cordoue sont issus d’une technique maîtrisée par la ville de Ghadamès en Libye, qui en avait fait sa spécialité depuis fort longtemps, et qui fut importée par les Maures sous le Califat de Cordoue.

Mais ce type de cuir est encore plus ancien et remonte à l’Antiquité. Contrairement à ce qu’affirme un ouvrage actuel, le mot Guadamacile ne vient pas de l’espagnol, mais bien de l’arabe dont furent imprégnées l’Espagne et sa langue, pendant la période du Califat de Cordoue.

à suivre

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fév
20
2011
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Cuir bouilli

Dans la série culture générale: le cuir bouilli

Mais que ce que c’est ?

Le cuir bouilli est un matériau largement utilisé durant l’Histoire.
Il se compose de cuir épais, cuit à l’eau. L’ébullition permet au cuir d’être plus dur mais plus cassant. Le cuir bouilli peut être façonné en lamelles et des écailles peuvent y être fixées, pour confectionner des vêtements de protection par exemple, le cuir restant souple pour une courte période après l’ébullition.

La faible résistance aux chocs du matériau ainsi obtenu tend à montrer que les armures antiques et médiévales dites en “cuir bouilli” étaient réalisées suivant une autre technique. Des recherches en archéologie expérimentale ont tenté de reproduire les objets médiévaux en cuir durci.

Un joli gant de combat

Un joli gant de combat

Ce dernier offre en effet une excellente résistance aux chocs et aux impacts, tout en restant très léger à porter. Il semblerait que la technique employée ait mis en Å“uvre de la cire chaude et/ou de la gélatine (extraite d’os) à une température n’excédant pas 40° dans laquelle le cuir est trempé. Ainsi, le cuir n’est pas abimé par une température trop élevée et sa structure est renforcée par la cire ou l’apport de collagène de la gélatine.

Toutefois, ces techniques sont tombées en désuétude à la fin du XVIIe siècle, les armes à feu ayant rendues obsolètes ce type d’armures.

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

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fév
15
2011
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Tannage amérindien

Comme on aime le cuir dans notre région, voici un petit topo qui éclaire sur la pratique ancestrale outre atlantique.

Peau sur cadre

Peau sur cadre

Le Tannage amérindien est donc une forme de tannage d’Amérique du nord.

Contrairement aux Européens qui transformaient la peau d’animaux en luisant la peau (leather) à l’aide d’une solution contenant un agent tanin (une décoction d’écorce de saule, par exemple), les Amérindien, eux, transformaient la peau en cuir souple et mat (buckskin) à l’aide d’œufs d’oiseaux.

Précédemment, ils devaient toutefois nettoyer la peau du côté intérieur de la peau et extérieur (le grain, qui fait qu’un cuir est luisant ou non).

Après avoir fait trempé la peau dans la mixture à base d’Å“ufs, un long travail de séchage et d’assouplissement commence.
Le plus souvent, on attache la peau à l’intérieur d’un cadre de perches de façon à ce qu’elle soit bien tendue. On l’étire ensuite en poussant avec un bâton tout le long du séchage.

À la fin, pour éviter que la peau ne durcisse à nouveau ou ne soit attaquée par des moisissures ou des insectes, il faut la fumer au-dessus d’un feu de boucane, ce qui lui donne couleur et odeur.

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

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nov
14
2010
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Encore des bouts de cuir

Voici un autre portefeuille le best seller de JC Milhau le compagnon ref 319. Le stock des pièces après une après midi de découpe avec les emportes pièces sur le dessus. Et tout un compagnon disposé à plat (sans les morceaux de doublure, ni les accessoires toutefois.

Une apres midi de decoupe de cuir sur l'etagère

Une apres midi de decoupe de cuir

Le puzzle façon cuir

Le puzzle façon cuir

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nov
12
2010
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Comment fait on un portefeuille ?

Pas question ici d’un cours de maroquinerie mais quelques photos qui montrent le nombre de pièces de cuir nécessaires à un portefeuille. Pièces qui sont cousues, collées, doublées, affinée pour éviter les sur-épaisseurs (le parage).

Le tout avec un montage ultra minutieux sinon le portefeuille sera “tout de travers”. De la belle ouvrage assurément, un métier difficile et bien méconnu.

Les morceaux découpés et les outils de découpe

Les morceaux découpés et les outils de découpe

Vous remarquerez le portefeuille fini sous la bras du maroquinier.

Ca en fait des bouts de cuirs non?

Ça en fait des bouts de cuirs non?

juil
18
2009
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Fabrication du cuir: les Cuirs finis

Pleine fleur aniline

Cuirs finis ayant conservé leur surface d’origine ; ce sont les plus beaux cuirs, à l’aspect et au toucher naturels, mais d’un prix élevé et à utiliser avec soins car leur surface est peu protégée ; ils sont sensibles à la lumière et d’un entretien délicat.

Pleine fleur pigmentée

Cuirs finis ayant conservé leur fleur d’origine et reçu une protection pigmentée ; ils sont solides à la lumière, d’un entretien aisé et bien protégés contre la salissure. L’aspect et le toucher sont moins naturels.

Fleur corrigée pigmentée

Cuirs finis ayant subi un ponçage de la fleur et reçu une protection pigmentée ; ils sont bien protégées de la salissure, solides à la lumière et facile d’entretien. Mais ce sont des cuirs qui manquent de naturel.

Nubuck

Cuirs ayant subi un ponçage spécifique de la peau et présentant un aspect velouté fin, au toucher très agréable ; ils sont sensibles à la lumière, à l’encrassement. Leur utilisation demande extrêmement de soin et leur prix est élevé.

juil
17
2009
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Fabrication du cuir: les Finitions

Les finitions consistent à appliquer à la peau différentes opérations avant livraison aux corps de métiers qui vont ensuite l’utiliser (vêtements, chaussures, maroquinerie, …)

Dérayage

Egalise la peau en épaisseur.

Palissonnage

Destiné à assouplir le cuir par frottement de lames courbes contre la chair.

Lunettage

Etire, aplanit et assouplit la peau.

Cadrage

Etire la peau pour augmenter sa superficie et éviter à l’article fini les déformations.

Veloutage

Ponçage pratiqué sur fleur ou sur chair pour en modifier l’aspect (velours ou nubuck).

Pigmentation

Apporte au cuir une résistance au frottement, à l’eau, une facilité d’entretien, une correction de teinte, une uniformité de couleur.

Lissage

Frottement sur la fleur d’un cylindre de verre pour donner un aspect brillant aux peaux.

Liegeage

Pour faire remonter le grain sur la fleur.

Impression

Permet de créer, par pression d’une plaque gravée, un grain artificiel sur la peau (imitation de peaux rares telles que crocodile, lézard, serpent, autruches…) ; la même technique est utilisée pour des dessins fantaisies.

Retaillage

Elimine les imperfections du pourtour de la peau.

Après cette dernière étape de finition, la peau est mesurée, classée et conditionnée, prête à l’expédition.

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juil
16
2009
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Fabrication du cuir: le Séchage

Sèche à l’air libre

Utilisée pour les cuirs qui supportent mal la chaleur (peaux tannées en végétal) : les peaux sont suspendues par des crochets dans les galetas (planchers ajourés ) ; la durée de la sèche varie selon les saison (une nuit suffit en été et jusqu’à 15 jours en hiver).

Sèche en étuve

Plus rapide et bien plus pratiquée de nos jours ; les peaux sont suspendues par des crochets dans des pièces fermées équipées d’un système de ventilation d’air chaud et d’évacuation de l’humidité.

Les étuves sont réglables en température et en durée (10 à 12 heures).

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