Fabrication du cuir: le Tannage
Le tannage va rendre la peau imputrescible ; chaque sorte de tannage donne à la peau des caractères différents (souplesse, élasticité, aptitude à la teinture…).
Tannage minéral
Donne à la peau résistance, souplesse et une bonne affinité pour les colorants ; ils se font à base de sels de chrome, de sels d’aluminium ou à base de zirconium. (ces 2 derniers accompagnent le tannage aux sels de chrome largement utilisé) ; cette méthode de tannage est précédée du “picklage” (traitement à base d’acide et de sel).
Tannage végétal
Le premier utilisé. C’est une méthode lente (plus d’une année pour les gros cuirs). Aujourd’hui les temps sont considérablement réduits du fait de la meilleure préparation des peaux. Il existe différents tanins selon les qualités désirés : le québracho (tanin provenant d’un arbre d’Argentine), spécialité graulhétoise ; le mimosa ; le sumac. Au cours du tannage (48h), on ajoute des corps gras pour donner de la souplesse au cuir.
Teinture
Se fait au tonneau dans des bains de 40 à 60° à partir de colorants acides (permet d’obtenir des teintes uniformes qui pénètre dans toute l’épaisseur de la peau (”trancher” la peau), ou basiques (teintes plus intenses employés pour les velours, les nubucks..). La teinture est fixée par des acides pour éviter le dégorgement. Les nouvelles techniques permettent de “trancher” la peau sans bain (gain de temps et diminution de la pollution).
Mise au vent
La “metteuse au vent” essore la peau, l’étire dans tous les sens, lui donne une surface plane, atténue le grain et les rides. Avant cette opération, un premier essorage est effectué à la presse pour éviter que la fleur n’éclate à la mise au vent.
