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L’histoire du cuir : au Moyen-Age et à la Renaissance (partie 2)

​​​​​​​Au Moyen-Âge

Lors des « invasions barbares » en Europe, une partie des techniques de fabrication du cuir disparaît.
Seuls les Byzantins et les Arabes conservent leurs traditions. C’est précisément en Turquie et en Afrique du Nord que l’industrie de la tannerie ressurgit entre le Vème et VIIIème siècle. Des cuirs rouges sont fabriqués à partir de matières tannantes végétales et des cuirs blancs à partir d’alun. Ces techniques réapparaîtront dans le Sud de l’Europe au début du Moyen-Âge.

Vers 1100, naissent les premières corporations d’ateliers travaillant le cuir.tannage cuir
Ceux qui utilisent les écorces de chêne (appelées tan) prennent le nom de tanneurs.
Ceux travaillant les peaux avec un mélange alun-cendres (appelé mégis) prennent le nom de mégissiers.
Enfin, ceux qui travaillent le cuir après tannage pour les assouplir, prennent le nom de corroyeur (du latin coriarius qui signifie ouvrier du cuir).

Pendant la Renaissance

Tanneries et mégisseries connaissent un grand renouveau en Espagne, en Italie et en France (à Paris, subsiste encore le « quai de la mégisserie » dans le premier arrondissement. Les métiers du cuir prennent une importance considérable aux XVI et XVIIème siècle.
En France, il y a environ 5000 ateliers de tannage, employant près de 35 000 personnes !

En 1585, le roi Henri IV veut arrêter les abus qui se commettent dans certaines tanneries.
Il publie un édit, voici un extrait : « […] les tanneurs et mégissiers commettent de si grandes fautes et abus, que le public en souffre grand détriment, en ce qu’une paire de souliers ne dure moitié de ce qu’elle ferait si elle était de cuir bien et durement tanné […] ce qui n’adviendrait pas si  lesdits tanneurs et mégissiers laissaient leur cuir reposer dans les fosses le temps requis ; mais au lieu de se faire, ils ne l’y laisse pas laissent pas la moitié du temps pour promptement s’enrichir. […] »
Par cet édit, le roi ordonne que des maîtres (experts) contrôlent et marquent les cuirs de qualité dans les tanneries et les mégisseries, en présence d’un prud’homme (représentant du tribunal) : le poste de contrôleur-marqueur de cuir est créé.

Au XVIIIème siècle

livre reliure cuir

Livre en reliure de cuir années 1730.

Colbert, vers 1710, procède à un recensement qui permettra à Louis XV d’établir des statuts professionnels vers 1734.
A cette époque, le cuir est principalement utilisé pour les chaussures, la reliure ainsi que pour l’harnachement des chevaux.

A la fin du siècle, la Convention a besoin de cuir pour les armées du Nord et peut seulement constater la lenteur de la fabrication du cuir : 18 mois ! Elle demande alors à M. Seguin (chimiste renommé) de trouver une méthode rapide. Il développe alors un procédé permettant l’extraction du tanin contenu dans les écorces. Mais les cuirs fabriqués sont de mauvaise qualité. Ce n’est que 100 ans plus tard que les procédés d’extractions seront maîtrisés.

La première partie de l’histoire du cuir : c’est ici
L’histoire du cuir suite et fin : c’est par là

 

Marielle Guiraud

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