Les differents fruits pour eau de vie: les fruits à noyaux 1
Les cerises
Pour la production de kirsch, les sortes de fruits de petite taille sont les meilleures. Elles sont en général non seulement plus sucrées mais sont aussi plus riches en extrait et en arôme que les cerises de table.
 Les distillats produits à partir de sortes précoces laissent souvent à désirer du point de vue rendement et arôme. 
Les griottes montrent à l’occasion une teneur en sucres plus élevée que les cerises à la dégustation (masquée par l’acidité), mais elles sont en général plus pauvres en arôme. 
Lors d’un mélange avec des griottes, leur part ne devrait pas dépasser 20 %.
 Une exception est constituée par les cerises de Marasca (Dalmatie) à l’arôme intense qui sont utilisées sans mélange.

Des cerises en partie éclatées ou autrement abîmées sont acceptées pour autant qu’elles répondent aux prescriptions et n’influencent pas leur aptitude à la production d’un kirsch de qualité.
Il est possible pour le commerce d’exiger des livraisons triées par sortes. De véritables rebuts de cerises de table ou de conserves (cerises de table dont les queues ont été retirées ultérieurement) sont considérés comme des cerises à distiller de moindre qualité.
Des fruits véreux, gâtés, décomposés, doivent être refusés comme cerises à distiller.
Les cerises contiennent en général 20-40 g de sorbite/kq (marasques jusqu’à 80 g/kg), un sucre-alcool doucereux, non fermentescible. En cas de mauvaise fermentation, il peut se former à partir de fructose un autre sucre-alcool non fermentescible, le mannitol, ce qui peut influencer les mesures par aréomètre du sucre encore fermentescible.
La part des noyaux est d’env. 10 % du poids total. Les cerises sont à cueillir sans queue, les feuilles doivent être éliminées. Le traitement de fruits éclatés doit se faire sans retard.






