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Maroquiniers en 1912

La maroquinerie se développe à Graulhet

Durant plus d’un siècle (fin XIXe et XXe siècles), la mégisserie connaît un essor important, couronnant Graulhet capitale mondiale de la basane. Ce fut l’époque des grandes expositions universelles où Graulhet exposait son savoir-faire par de grands panneaux qui sont classés Monuments Historiques et que l’on peut admirer à la Maison des Métiers du Cuir, à la mairie, à la Chambre syndicale des Patrons Mégissiers.

La mégisserie de Grauhlet

L’essor du travail du cuir fait émerger un nouveau nom de métier le Mégissier, qui auparavant était appelé « Blancher ». En 1889, la profession compte 1000 ouvriers. Au début de l’année 1900 on dénombre 47 mégisseries et 4 tanneries.

Parallèlement, on note l’émergence de la fabrique de colles et gélatines à partir de la « chiquette » (parties du cuirot non conservées, telles les pattes). Mais le travail est dur, notamment pour les femmes qui seront à l’origine d’une des plus longues grèves qu’ait connue la ville (elle dura 6 mois de 1909 à 1910), provoquant la venue de Jean Jaurès et son engagement à l’Assemblée Nationale.

En 1914, 85 mégisseries avec 2050 ouvriers sont en activité. Mais la guerre vide les usines et les campagnes. L’activité qui demeure, sous l’impulsion du Dr Clément de Pémille, est la maroquinerie (où travaillent les femmes et les soldats blessés).

L’exode amène à Graulhet des artisans parisiens qui font évoluer la fabrication vers des articles de semi-luxe (porte-monnaie ou portefeuille en basane). Les ateliers se multiplient et évoluent rapidement vers la qualité en fournissant les plus prestigieux créateurs de Paris.

Après la guerre la maroquinerie représente la 2ème industrie de la ville. En 1930, 95 usines emploient 3500 ouvriers. La seconde guerre mondiale provoque la fermeture de 4/5e des usines.

Les années 1950 marquent la période d’un fort développement et du plein emploi : 116 usines, 3200 ouvriers. Mais la fin du XXe siècle voit la chute de cette belle industrie.

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